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L'effet de l'alimentation sur notre cerveau (reportage ARTE)

  • Photo du rédacteur: Erina
    Erina
  • 26 juil. 2025
  • 5 min de lecture
L'effet de l'alimentation sur notre cerveau
L'effet de l'alimentation sur notre cerveau

Il y a quelques années, un reportage ARTE est sorti, qui parlait de l'influence de l'alimentation sur notre cerveau et notre santé mentale. Depuis, plusieurs nouvelles études sur le sujet sont sorties mais le reportage reste d'actualité et était vraiment intéressant, je vous invite donc à aller le visionner (il dure environ 1 heure).

Pour ceux qui n'ont pas le temps ou le courage de le regarder, le but de cet article est de vous faire un résumé globale de ce reportage.


Le reportage est séparé en 7 catégories :

  • Relation nourriture mère fœtus et nourriture de l'enfant

  • Les carences et leurs effets sur le cerveau

  • Effet de l'alimentation sur notre comportement

  • Effet de l'alimentation sur nos décisions

  • Effet de la "malbouffe" sur notre cerveau

  • Effet du sucre sur notre cerveau

  • Le microbiote intestinal


🧠 Relation nourriture mère fœtus et nourriture de l'enfant


Saviez-vous que le cerveau du bébé commence à se former dès la grossesse ? Et que ce que vous mettez dans votre assiette pendant cette période joue un rôle majeur dans le développement de votre enfant ?


Une étude menée en Australie a montré que l'alimentation maternelle influence directement le fonctionnement cérébral de l'enfant et ce, dès ses premières années. Trop de produits transformés, de sucreries ou de plats industriels ? Résultat : les enfants sont plus agités, colériques ou capricieux.


Une autre étude norvégienne a observé l'alimentation des enfants eux-mêmes. Là aussi, le constat est sans appel : moins d'aliments sains = plus de troubles émotionnels. Anxiété, tristesse, cauchemars fréquents, … La malbouffe n'impacte pas seulement le corps, elle bouscule aussi le bien-être mental des plus petits.


👉 En clair : dès la grossesse, puis tout au long de la croissance, l’alimentation façonne le cerveau. Littéralement.


🔋Les carences et leurs effets sur le cerveau


La "Junk Food" ou "malbouffe", on le sait, est pauvre en nutriments. Et si elle est consommée en excès, elle laisse la place à un invité dont on se passerait bien : la carence. Notamment en oméga 3, ces acides gras essentiels au cerveau.


A Bordeaux, des chercheurs ont mené une étude sur des souris privées d'oméga 3. Résultat ? Elles se sont réfugiées dans les coins sombres et n'en sont plus sorties, un signe fort d'anxiété et de stress chez ces petits animaux.


Pourquoi ? Parce que notre cerveau est composé à 90% de graisses, et l'oméga 3 est la star des neurones. Il assure la souplesse des connexions et la bonne circulation des informations. En cas de carence, les neurones perdent leur agilité, et la communication interne ralentit.


Le hic : notre corps ne peut pas fabriquer d'oméga-3 tout seul. On doit aller le chercher dans notre alimentation (poissons gras, noix, huiles végétales, ... ) mais ces sources se rarifient dans nos régimes modernes.


👉Pour faire simple : une alimentation pauvre en oméga 3, c'est un cerveau qui fatigue plus vite, qui cogite moins bien et qui peut développer du stress.


🐹 Effet de l'alimentation sur notre comportement


Ça peut sembler fou, mais les troubles du comportement liés à la malnutrition ne concernent pas que l’humain. En Alsace, la population du Grand Hamster est en chute libre. En cause ? Un régime alimentaire devenu quasi exclusif au maïs… pauvre en vitamine B3.


Conséquence directe : 80 % des femelles... dévoraient leurs petits dès leur naissance. Mais après une simple supplémentation en B3, tout est rentré dans l’ordre. Leur comportement est redevenu parfaitement normal.


Et chez les humains ? Les archives de la Seconde Guerre mondiale nous apprennent qu’en Hollande, les enfants nés de femmes enceintes ayant subi la famine présentaient, à l’âge adulte, plus de troubles relationnels que la moyenne.


Encore plus étonnant : dans des prisons, certains détenus ont reçu des compléments alimentaires. Résultat ? Moins d’incidents, moins de violence, moins d’isolements.


👉 Comme quoi, ce qu’on met dans notre assiette peut influencer notre équilibre mental, et même nos réactions les plus impulsives.


🧃Effet de l'alimentation sur nos décisions


Et si votre petit-déjeuner dictait vos décisions de la journée ? C’est exactement ce qu’a voulu tester une équipe de chercheurs.


Ils ont proposé un dilemme moral à plusieurs participants, juste après qu’ils aient mangé. Et selon que leur repas était riche en protéines ou en glucides, leur niveau de tolérance à l’injustice variait. Les premiers étaient plus conciliants. Les seconds, beaucoup plus intransigeants.


Tout ça à cause d’un acide aminé : la tyrosine, présente dans les protéines, qui stimule la production de dopamine. La dopamine, c’est ce neurotransmetteur qui régule notre motivation, notre plaisir, et notre capacité à prendre des risques.


👉 Un simple œuf ou une tartine peut donc influencer... nos choix et notre façon de voir les autres.


🍟Effet de la "malbouffe" sur notre cerveau


Et si vous ne mangiez que de la malbouffe ? Une étude australienne a nourri des rats uniquement à la Junk Food, pour imiter notre alimentation occidentale.


Résultat : ils doublent leurs portions, n’ont plus la sensation de satiété, et leur mémoire se détériore. Leur hippocampe (zone clé de l’apprentissage) rétrécit en seulement 4 jours.


Mais ce n’est pas tout : la malbouffe active un processus inflammatoire dans le cerveau, comme chez les personnes obèses. Les cellules immunitaires cérébrales, censées éliminer les neurones morts, se mettent à attaquer des neurones vivants.


Une phrase marquante d’un chercheur résume tout :

"Cela fait 30 ans qu’on alerte sur les risques de diabète ou d’obésité. Peut-être qu’en expliquant que la junk food abîme le cerveau, on touchera plus de gens."

👉 On ne parle plus ici de tour de taille. On parle de mémoire, de concentration, d’intelligence émotionnelle.


🍬Effet du sucre sur notre cerveau


On le sait, notre cerveau carbure au glucose. Et au début, le sucre le stimule. Mais trop, c’est trop.


Dans une expérience choc, des rats exposés à la fois à de la cocaïne et à une boisson sucrée préfèrent… le sucre. 4 fois sur 5. Oui, vous avez bien lu.


Chez l’humain, le sucre stimule au départ le circuit de la récompense, comme une drogue. Mais plus on en consomme, moins on ressent de plaisir. Résultat : on augmente les doses, sans même s’en rendre compte.


Pire : après un régime trop sucré, le cerveau devient hypersensible aux images de nourriture. Même sans faim, un simple visuel peut déclencher l’envie de manger.


👉 Le sucre, consommé en excès, agit sur notre cerveau comme une addiction. Et il est partout : même là où on ne l’attend pas (soupes, sauces, pains industriels…).


🌿Le microbiote intestinal


Vous pensez être seul(e) aux commandes de vos envies alimentaires ? Pas si sûr. Des chercheurs ont étudié des mouches dont l’intestin était colonisé par certaines bactéries. Résultat : elles n’avaient plus envie de protéines. Littéralement pilotées de l’intérieur.


Chez les mammifères aussi, notre microbiote intestinal joue un rôle clé. Transplantez les bactéries d’une souris anxieuse dans une souris calme… et elle devient anxieuse. Le lien passe par un "câble" interne : le nerf vague, qui connecte l’intestin au cerveau.


Ce microbiote est entièrement influencé par notre alimentation. Et plus notre régime est varié, plus il est équilibré. Le régime méditerranéen (fruits, légumes, poissons, huile d’olive, graines…) favorise une flore intestinale diversifiée et améliore même les symptômes dépressifs selon certaines études.


👉 Nourrir son intestin, c’est aussi prendre soin de sa santé mentale.


🌸En conclusion : on mange trois fois par jour ... autant que ca serve à quelque chose.


Les recherches continuent : on explore les bienfaits des épices, des fruits rouges, des oméga-3… Mais une chose est sûre : une alimentation variée, naturelle et riche en nutriments est notre meilleure alliée.


Pour notre énergie.

Pour notre équilibre émotionnel.

Et pour notre cerveau.



- Erina,

Diététicienne - Nutritionniste & Naturopathe

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